Où tu partais à travers les champs
Respirer le parfum des fleurs récoltées.
Rappelle toi la fillette que tu étais avant
Qui dansait sous les étoiles la nuit
Au son d'une rivière qui rugit.
Et la gamine a grandit dans ses jeux
Pour devenir une adolescente
A la lumière qui embellissait ses yeux.
Mais soudain la nuit s'est faite étouffante,
Les nuages ont craché un rideau de pluie,
Et les ombres l'ont emprisonnée dans leurs plis.
Tu te souviens toujours car tu ne peux pas oublier
Ces deux mains puissantes qui t'ont fait tomber
Et qui t'ont retenue une nuit d'été
Ne te laissant de libres que tes yeux pour pleurer.
Victime de l'insousciance que tu maudis,
tu préféres t'enfermer chez toi aujourd'hui.
